Les conditions à remplir
- Être copropriétaire d'un lot dans l'immeuble concerné.
- Être désigné par un vote de l'assemblée générale, à la majorité requise.
- Ne pas exercer l'activité à titre professionnel ni pour d'autres immeubles.
- Ne pas être en situation d'incompatibilité (par exemple un conflit d'intérêts avec un prestataire de la copropriété).
Le profil qui tient dans la durée
Ce n'est pas une question de compétences juridiques. Les syndics bénévoles qui durent partagent trois traits : ils sont méthodiques sur les échéances, ils écrivent tout, et ils délèguent au conseil syndical au lieu de tout porter seuls.
À l'inverse, le profil qui décroche au bout d'un an est celui qui gère tout par messages, ne documente pas les décisions et se retrouve seul face aux reproches en assemblée générale.
Compétences utiles (pas obligatoires)
- Lire un devis et comparer des prestataires.
- Tenir une comptabilité simple en partie double, ou savoir déléguer cette partie.
- Rédiger clairement un ordre du jour et un procès-verbal.
- Poser un cadre dans une réunion tendue.
Combien de temps y consacrer
Sur un immeuble d'une dizaine de lots correctement outillé, comptez deux à quatre heures par mois en rythme de croisière, et une quinzaine d'heures concentrées autour de l'assemblée générale annuelle et de la clôture des comptes.
Questions fréquentes
Faut-il une formation pour devenir syndic bénévole ?
Aucune formation n'est légalement exigée. Des associations de copropriétaires proposent des formations courtes très utiles sur la comptabilité de copropriété et la tenue des assemblées générales.
Peut-on être syndic bénévole de plusieurs copropriétés ?
Non. Le syndic non professionnel doit être copropriétaire de l'immeuble qu'il gère, ce qui exclut de fait la gestion d'immeubles où l'on ne détient pas de lot. Gérer plusieurs immeubles relève de l'activité professionnelle et suppose une carte professionnelle.
Un membre du conseil syndical peut-il devenir syndic ?
Oui, mais il ne peut pas cumuler les deux fonctions : en devenant syndic, il quitte le conseil syndical, qui doit conserver son rôle de contrôle indépendant.